
Mizara
Association au service des familles défavorisées de Madagascar
Voyages
L'aventure Mizara est née d'un voyage...
Depuis lors, l'équipe Mizara se rend régulièrement à Madagascar pour rencontrer nos correspondants malgaches, constater leurs avancées et évaluer leurs besoins. Vous trouverez ici le récit de ces voyages, notamment le tout dernier de juin 2026 !
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2026 : voyage du 7 au 17 juin de François et Véronique Fenart, accompagnés de Jacques Dumortie
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2024 (récit à venir bientôt)
Voyage du 7 au 17 juin 2026
Mizara (qui signifie « partage » en malgache) a été créée il y a 25 ans par Jacques Dumortier. Le but de ce voyage était de rencontrer les correspondants de Mizara à Tananarive et Fort-Dauphin afin de faire le point sur les actions menées et d’envisager l’avenir.
Madagascar, une île de l’hémisphère sud d’une superficie égale à la France et la Belgique réunies, a une natalité galopante (la population est passé de 5 à 30 millions d’habitants depuis l’indépendance du pays en 1960). Le réchauffement climatique pousse les populations vers le nord.
Nous y avons rencontré des personnes exceptionnelles, droites face à l’adversité, prêtes à s’attaquer à la pauvreté avec optimisme, pragmatisme et efficacité. Mizara aide ces personnes parfois significativement, parfois modestement. Avec peu d’euros, on change les choses :
2 €/an/élève : droit d’inscription en école publique
10 € financent 150 assiettes de riz
10 €/an/élève : inscription et fournitures en école publique
30 €/an/élève : complément inscription et fournitures à Marillac
40 €/an/élève : complément inscription, fournitures et nourriture à Marillac
100 €/an/élève : écolage en école privée
500 €/trimestre : repas pour 500 élèves
Vous trouverez ci-dessous une description des actions de Mizara que nous avons visitées, accompagnées de photos. Retrouvez-nous sur Instagram (Mizara.asso) pour de nombreuses autres photos !
1. École de Marillac - Fort-Dauphin
École créée par le père Passarotto en 2005, les cours étaient initialement donnés sous les arbres. Les constructions sont venues ensuite. Le père s’est rendu compte que, si un repas était fourni, les élèves venaient. Les repas du midi sont donc fournis. Les niveaux vont de la petite section à la première. Une classe de terminale sera créée l’an prochain. En parallèle, un lycée agricole a fait ses débuts.
Mizara assure des repas du midi (500 €/trimestre).




2. Jardins de Manambaro - Fort-Dauphin
L’association ESAKA (« faire plus ») a été créée par M. Fidy il y a 10 ans. Elle met à disposition gratuitement des terrains cultivables. La production est variée : légumes, riz, fruits, miel, girofle, avocat, manioc. Les produits sont vendus sur le marché de Manamar, une ville voisine. 16 personnes travaillent dans ces jardins, et vivent de leur travail.
Mizara finance le matériel et des graines (50 €/trimestre).




3. Dispensaire Sahani Maria - Fort-Dauphin
Tenu par les Sœurs de la Charité (Sœur Céline), ce dispensaire assure le suivi de nombreux malades dans le besoin. La contribution est à la hauteur des possibilités. Médecin, salle de prélèvement, analyses.
Mizara finance 50 €/trimestre. Après cette visite, la contribution devrait s’élever à 150 €/trimestre.




4. Centre de réinsertion sociale Lovasoa - Fort-Dauphin
Tenu par les Sœurs de la Charité (Sœur Félicité), ce centre contribue à la réinsertion par la formation (couture, agriculture, élevage, pisciculture) et le travail des personnes en grande précarité (filles-mères). Cinq « familles » sont logées, formées et acquièrent peu à peu leur autonomie.
Besoin d’une pompe électrique et d’un système attenant pour la pisciculture et l’arrosage. Budget 1 400 €.
Mizara finance 50 €/trimestre. Après cette visite, la contribution devrait s’élever à 150 €/trimestre et une contribution ponctuelle est à l’étude pour la pompe et le système attenant.




5. Centre de réinsertion sociale - Fort-Dauphin
Également tenu par les Sœurs de la Charité (Sœur Georgette), ce centre gère l’ingérable, fait face à l’impossible, avec pour seule arme l’espérance… et quelques dons. Aux quelques mots de ma part qui voulaient exprimer mon admiration, Sœur Georgette me répond: « Je ne suis que la servante du Seigneur ». C’est donc dans l’humilité et la détermination que Sœur Georgette s’attaque à différents chantiers :
Visite de la prison de Fort Dauphin. Dans cet environnement évidemment difficile, Sœur Georgette apporte un air frais plein d’espérance. Elle est aussi en contact avec le procureur pour les cas les plus alarmants, pour alléger ou annuler la peine (détention des mineurs). Fourniture de riz pour les hommes de moins de 40 kg. Réinsertion par la formation à l’artisanat (10 mineurs entre 12 et 17 ans).
Dispensaire, fourniture de médicaments quand il y en a…
Prise en charge des frais d’inscription et des fournitures scolaires pour 60 enfants. 10 €/enfant/an, somme inaccessible pour certaines familles.
Formation de 30 mamans célibataires à l’artisanat et à la formation humaine.
Complément alimentaire pour 25 enfants totalement dénutris.
Mizara finance 50 €/trimestre. Après cette visite, la contribution devrait s’élever à 150 €/trimestre.
6. Dispensaire et école d’Amperiloha Ambodirano - Antananarivo
Ce quartier est l’un des plus pauvres de Tana, car oui, il y a encore des degrés dans la grande pauvreté. Élinah, ainsi que 11 bénévoles de ce centre, accompagnent avec courage et humanité des enfants âgés d’environ 6 ans dans une école passerelle avec l’école publique. Des bonnes volontés (bénévoles), mais tout manque ! Locaux misérables, fournitures scolaires, habillement, repas et inscription lorsque l’enfant quitte la classe passerelle vers l’école publique.
En parallèle, Élinah tient également un dispensaire où les médicaments se font rares. Il faudrait également du lait infantile pour 263 enfants/bébés dénutris.
Mizara finance 50 €/trimestre. Après cette visite, la contribution devrait s’élever à 150 €/trimestre. Élinah chiffre ses besoins de financement à 300 €/trimestre, soit 100€/mois…




7. École de Jean-Émile et Clara - Association Centre Victoire - Antananarivo
Jean-Émile et Clara font partie de la classe plutôt favorisée de Tana. Ils n’ont qu’un gros défaut, celui de refuser la misère ! Leur centre est situé à 35 km de Tana. Ils assurent sur leur deniers personnels la scolarisation en école primaire de 76 élèves défavorisés en externat ainsi que de 12 élèves très défavorisés en internat. Ils ont construit à leurs frais un bâtiment afin de loger ces 12 élèves. Leur souci : continuer et amplifier, mais, là encore, l’argent manque.
Mizara finance 50 €/trimestre. Après cette visite, la contribution devrait s’élever à 150 €/trimestre.


8. Formation à l’élaboration de briquettes végétales - Antananarivo
Le gaz étant trop cher, les Malgaches utilisent le charbon de bois pour cuire la nourriture. Ceci contribue à la déforestation et augmente le réchauffement climatique. En collaboration avec des acteurs locaux, Mizara a mis au point l’élaboration de briquettes végétales à base de paille, de farine de manioc et d’argile. C’est un produit économique, écologique et plus calorique que le charbon de bois. L’idée que poursuit Mizara est de sensibiliser et former les Malgaches à la réalisation de ces briquettes, ainsi que de former des formateurs afin d’enclencher un processus vertueux. Chaque formateur aura besoin d’un kit de formation. Financement en cours.
9. Parrainage d’un enfant - Antananarivo
Un couple de très jeunes adolescents a eu un enfant, Ismaël, la maman avait 13 ans. Le papa, mineur également, ne pouvant subvenir aux besoins de l’enfant, était menacé d’emprisonnement par la loi malgache.
Mizara finance l’éducation de cet enfant jusqu’à sa majorité, soit 100 €/trimestre.


Conclusion
Le dénominateur commun des actions menées par Mizara est l’éducation, car seule l’éducation peut amener à l’autonomie.
Nous avons la chance d’assister à la messe à Akamasoa Tananarive. Elle se déroule dans un petit stade et doit réunir entre 5 000 et 10 000 personnes. Mélange de ferveur, de couleurs et d’espérance. Moment unique.
D’autres actions sont menées par Mizara. Nous n’avons pas tout vu. Mizara reste cependant une association à taille modeste, avec un budget d’environ 15 000 €/an. Les frais de gestion se limitent principalement aux frais bancaires (transfert de fonds vers des comptes malgaches), chaque voyage étant financé sur fonds personnels.
Ce voyage a été marquant pour Véronique et pour moi-même. Il nous a ébranlé. Nous avons pris la mesure des besoins, tout en sachant que tout ne pourra pas être fait. Ce qui peut être fait doit cependant être fait.
Dans un pays où le salaire mensuel moyen est d’environ 50 € (avec des écarts à la moyenne), le don a une puissance folle. Mizara étant reconnue comme association d’intérêt général, un abattement fiscal de 66 % du don est effectué.
Pour clore ce compte-rendu, nous avons une petite anecdote : sur le vol aller, comme je connaissais le commandant de bord, il nous a invité dans le poste de pilotage afin d’échanger. Je lui ai expliqué la raison de notre voyage, et il nous a dit à la fin de la conversation qu’il souhaitait faire un don, ce qu’il a fait après l’atterrissage.
N’hésitez pas à vous rendre sur la page « Nous aider » pour faire un don, ou à contacter l’un de nos ambassadeurs en région.
Merci pour eux, ils comptent sur nous.
Véronique et François Fenart